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Texte des vœux du conseil municipal du samedi 10 janvier 2026

Mesdames, Messieurs les élus, Chères Pescusiennes, chers Pescusiens,
Chers amis,

Tout d’abord, je vous souhaite une bonne année 2026.

Merci d’avoir pris un peu de votre samedi midi pour venir à cette cérémonie des vœux. Ce n’est jamais simple de choisir entre un discours du conseil municipal et l’odeur du rôti ou du gratin qui vous attend à la maison… Nous essaierons donc d’être à la fois clairs, sincères… et raisonnablement concis, la période de réserve pré-électorale nous y incitant de toute manière.

Nous sortons tout juste de la période des fêtes, avec son mélange de joie, de fatigue, de réunions de famille, de repas parfois un peu trop copieux et de bonnes résolutions plus ou moins tenues. Ici, à Pecqueuse, cette période a aussi été, comme chaque année, l’occasion de se croiser un peu plus sur la place de la mairie, dans les rues, ou simplement en allant chercher le pain.

Dans un village comme le nôtre, un peu plus de 550 habitants, ces moments de rencontre ne sont jamais anecdotiques. Ils sont au cœur de ce qui fait la vie communale : une poignée de main, un “bonjour”, un sourire, parfois un coup de gueule aussi – parce que nous restons des êtres humains – mais surtout une habitude de se parler et de se connaître.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de refaire l’année écoulée dans les moindres détails – rassurez-vous, – mais de prendre un temps collectif pour dire « merci » et pour se souhaiter, simplement, une bonne année au presque terme de ce mandat, ces 6 années sont passés vite.

Ce « merci » va d’abord, très naturellement, à celles et ceux qui font vivre le service public communal au quotidien.

Je pense à Paula, Tiffanie et Beatriz, qui accompagnent nos enfants sur les temps périscolaires. Elles gèrent les horaires, les émotions, les petites disputes, les grands chagrins et les éclats de rire. Bref, elles gèrent la vraie vie. Leur présence rassure les parents et contribue à apporter aux enfants un cadre de vie apaisé. On n’applaudit pas tous les jours les temps périscolaires, mais on se rend vite compte de leur importance quand ils fonctionnent bien.

Je pense à Olivier, que l’on voit souvent passer avec ses outils, ses clés, son planning en tête… et parfois quelques imprévus en plus. Quand le chauffage se met à faire des siennes, quand une salle doit être prête « pour hier », quand un arbre tombe ou qu’un équipement lâche sans prévenir, il faut quelqu’un qui connaisse les lieux, qui connaisse les habitants et qui puisse intervenir rapidement. C’est ce qu’il fait, très concrètement, jour après jour.

Je pense enfin à Frédérick, notre secrétaire général de mairie. Il est un peu le chef d’orchestre administratif de la commune : les dossiers, les délibérations, les arrêtés, les courriers, les demandes d’autorisations… et les questions de toutes sortes qui arrivent au guichet ou par téléphone. Pour beaucoup d’entre vous, la mairie, c’est d’abord ce bureau, ce visage, cette voix qui répond. Là aussi, c’est un travail discret, mais essentiel.

Sans cette équipe, les choses paraîtraient soudain beaucoup plus compliquées. Leur engagement, leur sérieux et leur sens du service public méritent d’être salués collectivement.

Ce « merci » s’adresse aussi à celles et ceux qui font vivre la commune au-delà des services municipaux.

Aux associations d’abord : celles qui organisent des moments conviviaux, des activités sportives ou culturelles, des rencontres intergénérationnelles, des animations pour les enfants ou pour les adultes, des commémorations, des lotos, des repas, des spectacles… Souvent, ce sont les mêmes visages que l’on retrouve pour installer, ranger, préparer, nettoyer. Sans bénévoles, un village se replie sur lui-même. Avec eux, il continue de respirer et Pecqueuse respire très bien.

Aux acteurs économiques ensuite : agriculteurs, commerçants, artisans, indépendants, entrepreneurs. Ils contribuent à faire vivre notre territoire, parfois dans un contexte difficile. Ils participent eux aussi, à leur manière, à l’attractivité et à l’identité de Pecqueuse comme le prouve le nouveau restaurant les caves de cailloux de Pierre Brandt, un enfant de la commune devenu investisseur local, ouvert depuis jeudi midi.

A l’équipe pédagogique qui enseigne à nos enfants dans notre école primaire.

Une pensée pour nos amis gendarmes qui ne peuvent être présent ce midi car en période de réserve électorale eux aussi.

Et en dernier mais non des moindres, un grand merci au conseil municipal dans cette dernière ligne droite du mandat qui a été formidable et totalement dévoué à la bonne marche de notre commune depuis bientôt 6 ans.

Et puis, ce « merci » s’adresse à vous tous, habitants de longue date ou nouveaux arrivants. À ceux qui s’investissent beaucoup comme à ceux qui s’investissent un peu : une participation à une réunion, un coup de main pour une manifestation, une idée partagée, une remarque constructive. Dans un village, l’indifférence est plus dangereuse que le désaccord. Et, de ce point de vue, Pecqueuse sait encore faire vivre le débat, la discussion, parfois la contradiction – mais c’est aussi cela, la vitalité démocratique.

Au-delà de ce fonctionnement collectif, il y a ce qui ne se voit pas au premier coup d’œil, mais que chacune et chacun ressent : le rapport au temps, au paysage, à la vie quotidienne.

Nous avons la chance de vivre dans un environnement où l’on peut encore :

  • Entendre le brame d’un cerf en rentrant le soir, éviter les sangliers sur la route (c’est moins drôle).
  • Voir la brume se lever sur les champs un matin d’hiver,
  • Croiser un tracteur sur la route sans être surpris,
  • Reconnaître une voix ou une silhouette à distance, juste en la voyant marcher.

Ce sont des choses simples, mais elles sont de plus en plus rares. Quand on discute avec des proches qui vivent en zone très urbaine, on se rend compte que ce que nous vivons ici, à Pecqueuse, n’a rien d’évident. Ce n’est pas le paradis sur terre – personne ne le prétend – mais c’est un cadre de vie qui mérite d’être regardé avec lucidité et, avouons le, avec un peu de fierté.

 

Bien sûr, tout n’est pas parfait. Il y a les tracas du quotidien :
le nid-de-poule que l’on remarque tous les matins,
la question du stationnement devant chez soi,
la connexion internet qui décide de faire une pause au mauvais moment, la neige qui nous bloque quelques heures,
ou encore la rumeur qui circule plus vite que la fibre.

Il y a aussi, plus sérieusement, les inquiétudes de certains d’entre vous :
les fins de mois difficiles,
la solitude qui s’installe pour des personnes âgées,
les soucis de santé,
les tensions familiales ou professionnelles.

Une commune ne peut pas tout résoudre, loin de là. Mais une commune peut offrir un cadre, un réseau, une vigilance partagée. Un regard qui dit : « Tu n’es pas complètement seul, si tu as besoin, il y a des gens, des structures, des oreilles pour écouter et des mains pour aider. » C’est déjà beaucoup.

 

Les vœux, traditionnellement, c’est aussi le moment où l’on se souhaite des choses pour l’année qui commence. Sans entrer dans de grands discours théoriques – et sans promettre de révolutionner la météo ou de faire disparaître miraculeusement l’inflation – quelques souhaits peuvent être formulés.

Pour chacun d’entre vous, d’abord :

  • De la santé, autant que possible, pour vous et pour vos proches.
  • Des moments de calme, même courts, où l’on souffle un peu, où l’on coupe les écrans, où l’on regarde simplement ce qui nous entoure.
  • Des relations apaisées, en famille, au travail, avec les voisins – même si nous savons tous que ce n’est pas toujours simple.
  • Un peu d’humour, aussi, parce qu’il y a des jours où, si l’on ne prend pas les choses avec un léger décalage, on finit par se décourager.

Pour notre vie collective, ensuite :

  • De continuer à se parler, y compris lorsque l’on n’est pas d’accord.
  • De garder le réflexe du « bonjour », du « je peux t’aider ? », du « tu as besoin de quelque chose ? ».
  • De rester attentifs les uns aux autres, en particulier envers ceux que l’on voit moins, que l’on entend peu, mais qui n’en existent pas moins.

Ce ne sont pas de grands principes abstraits ; ce sont des attitudes très concrètes qui, mises bout à bout, font la différence entre un lieu où l’on habite simplement… et un lieu où l’on vit vraiment.

Au nom de l’ensemble du conseil municipal, je souhaite donc à chacune et chacun d’entre vous :

  • Une année 2026 la plus sereine possible,
  • Des motifs de joie, petits et grands,
  • Des projets personnels qui se concrétisent,
  • Et la certitude que, ici, vous avez toute votre place.

Merci à vous d’être venus partager ce moment.
Merci pour votre confiance, vos remarques, vos encouragements et, parfois, vos impatiences – car elles traduisent aussi votre attachement à Pecqueuse.

Je vous propose maintenant de poursuivre ce temps d’échanges de façon plus conviviale, autour du verre de l’amitié. Les discours, c’est bien ; les conversations directes, c’est souvent encore mieux.

Très belle année 2026 à toutes et à tous.

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